[Prologue]4
- Elle avait 16 ans, ton âge ma puce. Ça a été le coup de foudre apparemment, c’était un gentil garçon, toujours prés à rendre service on l’a vite adopter dans la famille et c’était souvent qu’il venait à la maison… Puis vient le jour où il est allé retrouver ton grand père et lui a demandé la main de ta mère. Papy a refuser catégoriquement bien sur elle avait à peine 17 ans, non c’était trop tôt. Ta mère est rentrée dans une rage folle disant que nous l’empêchions de vivre et d’être heureuse. Elle ne voulait pas attendre une toute petite année… Ensuite elle s’est calmée ne nous parlant plus de mariage mais 3 mois après elle est venue nous trouver la bouche en cœur et nous a annoncer sa grossesse. On a bien été obligés d’accepter ce mariage, à contre coeur bien sûr... C’était trop tôt, bien trop tôt, ils étaient encore que des enfants eux même, ne se connaissaient pas encore assez pour vivre ensemble et être parents. Le mariage n’a pas stabilisé ta mère, maintenant ses crises n’étaient plus dirigées vers nous mais vers ton père… Il s’est mis à boire, à rentrer le plus tard possible chez lui et à voir d’autres femmes. Puis un beau jour il n’est pas rentré du tout et depuis ce jour là on n’a plus jamais eu de nouvelles de lui je me suis toujours demandée ce qu’il était devenu.
- Mais vous êtes pas allé prévenir la police? Il avait peut être eu un accident?
- Si bien sur, ta mère y est allée mais ils lui ont dit qu’ils ne pouvaient rien faire étant donné qu’il était majeur, tu avais deux ans à l’époque. Puis un jour, environ une semaine après sa disparition ta mère est rentré à la maison et a vu que ses affaires personnelle avaient disparu, il était revenu pendant l’absence de ta mère pour les chercher, il n’a pas laissé de mot rien…
- Il ne m’aimait pas alors pour vouloir de moi?
- Anaya, je suis sur qu’au fond de lui il t’aimait beaucoup. Mais il n’avait plus pied dans la vie, ta mère l’a détruit.
- Et c’est à ce moment qu’elle m’a confiée à vous?
Cette partie de l’histoire Anaya la connaissait que trop bien, mais elle laissa continuer sa grand-mère, elle sentait que celle-ci en avait besoin.
-Oui, un jour ta mère a débarquée avec toi dans les bras elle a dit qu’elle en pouvait plus et est repartit sans toi. Huit années on passées puis elle est revenue te réclamer. Ton grand père était furieux, 8 ans sans aucunes nouvelles et elle revenait comme si de rien n’était pour te reprendre. Ils se sont disputés, on s’étaient tellement attachés à toi, tu était notre rayon de soleil tellement gentille, jamais de caprice un ange. Mais elle lui a dit qu’elle avait mûri, d’ailleurs elle allait se remarier… On l’a laissée te reprendre, notre plus belle erreur.
Une larme s’échappa et coula doucement sur la joue de Ludmilla.
-Voilà ma puce toute l’histoire. Elle envoya un large sourire à sa petite fille, mais maintenant tout ça c’est du passé, tu es là et je vais m’occuper de toi.
Un immense soulagement envahit le coeur d'Anaya.
- C’est vrai mamie tu veux vraiment que je reste?
- Bien sur Anaya. Aurais tu penser que je ne voudrais pas de toi?
- C’est-ce que maman disait mais je n’y ai pas vraiment cru…
- Heureusement! Je t’aime plus que tout Anaya, tu m’as tellement manquée toutes ses années, bien sur on s’appelaient mais j’attendais tellement de te revoir un jour. Ton grand père en aurait été tellement heureux s’il était encore en vie… Allez nous avons assez ressasser les mauvais jours, fini ta soupe et chasse te ta figure cette mine de déterré, les bons jours sont devant nous désormais.



